
Ford s'impose, Matra s'accroche et Porsche prend son envol
Pour 1972, le règlement est modifié. C'est la fin des 917 renvoyées dans des championnats comme la Can'Am. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres. Une firme française ambitieuse, Matra, est prête avec ses moteurs V12 qui vont faire rêver une génération de spectateurs. Un effort couronné par trois victoires consécutives, partagées par Henri Pescarolo avec Graham Hill en 1972 puis Gérard Larrousse en 1973 et 74. L'édition 1975, basée autour d'un règlement restrictif en terme de consommation revient à une Mirage qui permet à son manager, John Wyer -l'homme des GT40 puis des 917 Gulf- de rejoindre les rangs des maîtres de l'endurance. C'est également la première des trois victoires successives de Jacky Ickx qui égale ainsi le palmarès de son compatriote Olivier Gendebien. Mais en 1978, le coq Gaulois chante à nouveau. Renault s'impose grâce à Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud, à l'issue d'un superbe duel avec Porsche. En 1979, sur un circuit modifié au niveau de la zone du Tertre Rouge, la compétition oppose les Gr6, véritables prototypes, aux Gr5, silhouettes dérivées des voitures GT. Une fois encore Porsche est le seul constructeur réellement prêt, dans les deux catégories d'ailleurs. Après la faillite de ses 936 officielles, c'est une 935 privée qui s'impose. Un triomphe pour les voitures fermées puisque la première barquette est 17e. Ferrari 512 BB LM, BMW M1 et autres Porsche 934 sont venues à bout de Gr6 dont le meilleur représentant est un nouveau constructeur sarthois, Jean Rondeau. On ne va pas tarder à en reparler... |



















