PLATEAUX

Plateau 1

(1923-1939)

Les Pionniers et la poussière, puis la domination des 8 cylindres en ligne

C'est sur un long circuit (17,262 puis 16,340 km) non goudronné que les Bentley Boys prennent l'avantage sur Chenard & Walcker. Par deux fois devancée par Lorraine Dietrich, la marque britannique garde tout de même la suprématie grâce à des cylindrées qui augmentent au fil des années de 3 à 6,5 litres.

Sur un circuit qui passe en 1931 à 13,492 km, les 8 cylindres en ligne ont le vent en poupe. Alfa Romeo, avec ses 2,3 litres à compresseur, détrône Bentley et continue sa moisson, relayé par Bugatti qui ne laisse ensuite que deux occasions aux 6 cylindres de Lagonda et Delahaye.

Le record de participation est battu en 1935 avec 58 voitures sur la grille de départ.

Mais en 1940, l'heure n'est plus au sport automobile. Le canon gronde et pendant dix ans il ne sera pas plus question des 24 Heures du Mans que des autres épreuves sportives.

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Plateau 4

(1962-1965)

Cavallino encore et toujours, mais les Américains débarquent...

En 1962, Ferrari monopolise le podium et devient le constructeur le plus titré dans la Sarthe alors qu'après quatre victoires en huit participations, Olivier Gendebien annonce une retraite plus que méritée. Cette année-là voit onze GT parmi les 13 premiers.

En 1963, Le Mans découvre la turbine avec BRM/Rover qui reviendra en 1965. Si cette même année voit encore la victoire du Cavallino, Ford débute discrètement sur les terres mancelles avec une Lola GT moteur Ford pour revenir en force l'année suivante avec trois GT40 et 2 Cobra Daytona. Le regretté Phil Hill lui offre également le record du tour !

Même la neuvième victoire Ferrari est américaine puisqu'elle est remportée par la 275LM du N.A.R.T (North American Racing Team) !

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Plateau 2

(1949-1956)

Le Retour des Verts

Pour la reprise après dix années d'interruption, nombre de marques ont disparu au profit de nouvelles autres. C'est d'ailleurs un tout récent constructeur –Ferrari- qui s'adjuge cette première course d'après guerre.

Cependant, les années 50 sont indéniablement les années Jaguar, Types C et D en tête. Talbot (1950) et Mercedes (1952) défendent durement leur victoire.

L'édition de 1955 qui s'annonçait avec un plateau magnifique, est endeuillée par un terrible accident.

Nouvelles installations ; piste élargie et raccourcie accueillent alors l'édition 1956 qui, pour la première fois depuis 1924, n'a pas lieu en juin.

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Plateau 5

(1966-1971)

C'est… l'Amérique toujours, mais Porsche assure

Dès 1966, le moteur central prend l'avantage. Ford montre les dents et terrasse Ferrari pendant deux années de duels spectaculaires, allant même jusqu'à monopoliser le podium en 1966.

L'année 1967 voit les 24 Heures du Siècle, tant la qualité du plateau est exceptionnelle. Egalement année de tous les records, elle conduit les instances sportives à réguler la cylindrée des prototypes.

Le géant américain persiste et signe en 1968 puis en 1969 : la Ford GT40 a acquis ses lettres de noblesse.

C'est alors au tour de Porsche, qui change de vitesse et bat des records qui tiendront quatre décennies avec 222,3 km/h de moyenne sur 24 heures en 1971, de s'imposer.

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Plateau 3

(1957-1961)

Les Rouges passent... et gagnent !

Après avoir asservi les 1000 Miglia, Ferrari s'impose au Mans avec sept victoires à partir de 1958, année où sur 24 heures de compétition, quinze se disputent sous la pluie et trois de déluge…

Cependant en 1959, Aston Martin se glisse, entre deux, sur la première marche pour sa seule et unique victoire au Mans, confirmant ainsi son succès au Nürburgring. La firme anglaise ne réitérera pas l'année suivante, même si elle réalise l'exploit de voir deux de ses cinq voitures figurer parmi les 13 rescapées des 55 engagées.

En 1961, Ferrari fait aussi bien que Bentley et Jaguar en accrochant une cinquième victoire.

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Plateau 6

(1972-1981)

Ford s'impose, Matra s'accroche, Porsche guette …

En 1972, une modification du règlement anéantit les Porsche 917. Fins prêts, les V12 Matra prennent la relève pour trois victoires d'Henri Pescarolo, puis … s'en vont.

L'édition 1975 est domptée par la Gulf Mirage (1ère et 3ème places) qui permet à John Wyer de rejoindre les rangs des maîtres de l'endurance. C'est également la première des trois années victorieuses successives de Jacky Ickx qui donnent au champion belge l'occasion de partager le record des victoires avec son compatriote Olivier Gendebien. Record désormais battu par le Danois Tom Kristensen qui en a totalisé neuf en 2013..

Mais en 1978, c'est au tour du Coq Gaulois de chanter. Renault gagne sur toute la ligne avec l'Alpine qui, aux mains des Français Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud, tient la dragée haute de bout en bout à Porsche alors que celle d'un autre pilote français, Jean-Pierre Jabouille s'accapare le record absolu.

En 1979, le circuit est modifié. Juste avant qu'apparaissent sur la piste les Ferrari BBLM et les BMW M1 et que Porsche attaque une collection de victoires dont le nombre reste de nos jours inégalé.

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