Là où tout a commencé. En 1923, les 24 Heures du Mans ouvrent un nouveau chapitre de l’histoire automobile. Pendant 24 heures, constructeurs et concurrents privés viennent confronter leurs machines à un défi encore inédit : tenir la distance, aller vite et repousser les limites de la fiabilité.
Plus d’un siècle plus tard, le Plateau 1 fait revivre cette époque pionnière sur le grand circuit du Mans. Certaines voitures ont plus de 90 ans, leurs boîtes de vitesses ne sont pas synchronisées et leur freinage appartient à une autre époque. Pourtant, elles dépassent déjà les 160 km/h dans les Hunaudières.
Les voir reprendre la piste aujourd’hui, là même où leur histoire s’est écrite, offre l’un des voyages dans le temps les plus saisissants de Le Mans Classic.




Le Mans reprend vie, et la bataille change de dimension. Après dix années d’interruption, les 24 Heures du Mans retrouvent la piste en 1949. Une nouvelle génération de constructeurs s’impose rapidement : Ferrari remporte l’épreuve dès son retour, tandis que Jaguar marque profondément les années 1950 avec ses mythiques Types C et D. Talbot et Mercedes viennent également inscrire leur nom au palmarès d’une période où performances et innovations progressent à grande vitesse.
Mais Le Mans reste aussi le terrain des passionnés et des « sorciers de la mécanique ». Aux côtés des grandes marques, artisans et concurrents privés imaginent leurs propres machines, expérimentent et cherchent la performance avec les moyens disponibles.
Le Plateau 2 fait revivre cette période foisonnante où Jaguar, Ferrari, Talbot, Mercedes, DB ou encore Panhard racontent une même histoire : celle d’un Mans en pleine renaissance, où chaque idée pouvait encore faire la différence.
Ferrari impose sa loi, Aston Martin s’invite dans la bataille. À la fin des années 1950, Ferrari prend une nouvelle dimension au Mans. Déjà redoutable sur les grandes épreuves routières, la marque italienne transforme progressivement la Sarthe en terrain de conquête et enchaîne les succès face à une concurrence toujours plus relevée.
En 1959, Aston Martin vient pourtant interrompre cette domination en décrochant sa seule victoire aux 24 Heures du Mans. Un succès majeur pour la marque britannique, avant que Ferrari ne reprenne rapidement l’avantage et poursuive sa marche en avant.
Le Plateau 3 replonge dans cette période où les grandes marques européennes se livrent une lutte intense, entre vitesse, endurance et prestige.




Ferrari domine encore. Mais l’Amérique arrive. Au début des années 1960, Ferrari règne sur les 24 Heures du Mans et accumule les victoires. La marque italienne impose sa maîtrise de l’endurance, tandis que les GT prennent une place toujours plus importante dans la course.
Mais un nouvel adversaire se prépare. Ford fait ses premiers pas au Mans avant d’engager les GT40 et Cobra Daytona, annonçant un affrontement qui va profondément marquer l’histoire de l’épreuve.
Le Plateau 4 raconte ce moment charnière : celui où la domination européenne commence à vaciller face à l’arrivée en force des constructeurs américains.
Ford frappe fort, Porsche prend le relais. À partir de 1966, Le Mans change d’échelle. Ford impose sa GT40 et vient défier Ferrari avec une domination spectaculaire, jusqu’à monopoliser le podium. L’édition 1967, devenue légendaire par la qualité de son plateau et le niveau de performance atteint, marque l’un des sommets de cette confrontation.
Ford poursuit sa série de victoires jusqu’en 1969 et inscrit définitivement la GT40 dans l’histoire du Mans. Puis Porsche prend le relais et repousse encore les limites de la performance, jusqu’à établir en 1971 une moyenne record sur 24 heures qui restera une référence pendant plusieurs décennies.
Le Plateau 5 fait revivre cette période de bascule, où puissance américaine et maîtrise allemande redéfinissent les standards de l’endurance.










